Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/392

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


car enfin, quoique par sa nature ce Journal soit autorité à tout admettre, privilege dont M. de la Harpe, & ses dignes coopérateurs usent bien amplement, quand ils nous donnent des logogriphes, encore faut-il qu’ils nous les donnent pour ce qu’ils sont."

"L’avis dont il est ici question, Monsieur, a sans doute pour objet d’engager le public à grossir l’avantage que Madame Rousseau espere retirer de la souscription qu’elle propose, & dont le prospectus est dans les mains de tout le monde. Si on pouvoit s’assurer que cet avis fût de M. le Marquis de Gérardin, la question que j’ai l’honneur de vous faire seroit décidée ; mais contre deux raisons de croire le qu’il en est, j’en trouve quatre de croire qu’il n’en est pas. Par exemple, l’épithete de respectable, adressée à Madame Rousseau, indique M. de Gérardin : cette veuve n’est certainement aussi respectable pour personne que pour lui, à qui les dernieres dispositions de Jean-Jaques imposent envers elle, les devoirs les plus étendus & les plus sacrés. L’intérêt que l’Auteur de l’avis prend à elle, annonce bien encore un ami de l’homme célébré qui l’avoit élevée au rang de son épouse. Mais à côté de ce qui prouve cet intérêt, il y a des choses qu’il est impossible d’attribuer à l’amitié. Comment cet avis seroit-il donc de M. de Géradin ? Quant à moi, je ne puis le penser."

"1°. M. de Gérardin, dont la vaste érudition est si connue, & qui se nourrissant habituellement de la lecture des anciens, ne sauroit ignorer que rien n’est beau, estimable, touchant, que ce qui est naturel & simple, n’auroit pas fait