Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/480

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qu’on nous le dit.....Vous savez donc, Monsieur, à n’en pouvoir douter, vous êtes sûr, au point d’être autorisé à l’affirmer au public, que M. Stosch a vu & lu cette lettre pleine d’injures, adressée par Jean-Jaques à mylord Maréchal ?..... Eh bien ! Monsieur, vous en saurez bientôt davantage. Mylord Maréchal ayant confié à M. Stosch toute sa correspondance avec Jean-Jaques, si cette lettre pleine d’injures a existé, elle existe encore, elle est dans les mains de M. Stosch & sera bientôt dans les nôtres : car un homme qui a passé la plus grande partie de sa vie HORS DE BERLIN, & qui est connu pour très-honnête à Berlin, ne peut négliger le soin de son honneur, jusqu’à refuser la preuve d’un fait, qui, même attesté par lui, a besoin d’être prouvé pour être cru. Nous verrons donc cette lettre. En l’attendant examinons un peu la vôtre voyons si la justesse de vos raisonnemens, de vos expressions, est inattaquable. Car pour vos intentions, elles sont jugées ; & s’il n’est personne d’honnête, à qui elles ne donnent, la meilleure opinion de vous, imaginez quel effet elles doivent produire sur nous, qui sommes amis de Jean-Jaques, mais bien plus amis de la vérité.....Je me lasse de parler au pluriel ; cela embarrasse mon style ; & il est trop simple, pour pouvoir se passer de facilité. C’est donc en mon propre & privé nom, que je vais tâcher de relever les traits les plus saillans de votre lettre.

Vous dites, Monsieur, “l’Apologiste répond” (à l’accusation d’ingratitude intentée contre J. J. Rousseau par M. d’Alembert). “1̊. Qu’il est impossible que M. Rousseau ait été ingrat envers mylord Maréchal, puisqu’il n’est jamais plus