Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/503

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beautés de l’art, & à la musique vraiment naturelle.”*

[*Voyez le Dictionnaire de Rousseau, article Harmonie.]

Monsieur, si tous les musiciens n’adoptent pas le doute de Jean-Jaques, peut-être quelques philosophes le trouveront-ils raisonnable. Eh ! les vérités révélées mises à part, de quoi n’est-il pas raisonnable de douter ?

Rousseau prétend dans son article regle de l’octave, qu’il est fâcheux qu’une formule destinée à la pratique des regles élémentaires de l’harmonie, contienne une faute contre ces mêmes regles ; (cette prétention est bien ridicule assurément !) parce qu’il n’y a pas de liaison entre l’accord de la cinquieme, & celui de la sixieme. Nous n’entendons pas ce qu’il veut dire, (ce seroit ce me semble, Monsieur, une assez bonne raison de ne pas disserter sur ce qu’il dit.) ni où est la faute qu’il prétend être sur la sixieme note de l’octave, car dans cette maniere de chiffrer l’octave (ici Monsieur, vous la chiffrez comme elle doit l’être), la tierce marquée sur la cinquieme note faisant sol, si, re, accord parfait du sol fondamental & la petite sixte marquée sur la sixieme note faisant la, ut, re, fa, accord de septieme du re fondamental : re, est donc commun aux accords, & sert par conséquent de liaison.

Quoi ! C’est parce qu’il n’y a pas de liaison entre l’accord de la cinquieme note, & celui de la sixieme, qu’il est fâcheux qu’une formule destinée à la pratique des regles élémentaires de l’harmonie, contienne une faute contre ces mêmes regles !.... Est-il possible qu’un aussi bon logicien que Rousseau, raisonne d’une aussi étrange maniere ? Assurons-nous du fait. J’ouvre son Dictionnaire, & je trouve.