Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/564

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Il est apparent, Monsieur, que ce passage regarde le Dictionnaire des Beaux-Arts : il pourroit tout aussi bien regarder vos Elémens, puisque ces deux ouvrages sont de la même date, que M. Rousseau parle de plusieurs, & qu’il n’en nomme aucun. Dans ce cas-là, il auroit fait entendre que vos Elémens étoient, du moins en partie, faits d’après lui. Ce que ce vertueux philosophe savoit sur ce point, sera peut-être toujours un mystere pour le Public ; mais ce n’en sauroit être un pour vous, Monsieur : ce ne sont donc pas les éloges qu’il vous donne dans son Dictionnaire qui doivent vous rassurer ; c’est votre conscience : car si vous ne l’avez pas pillé, il n’a pas pu le croire.

Je craindrois de vous offenser, Monsieur, si, connoissant votre empire sur tout ce qui tient à la littérature, je m’adressois à tout autre qu’à vous pour obtenir que ma lettre trouve place dans le Mercure. Je vous prie donc instamment de vouloir bien l’y faire insérer d’ici au 13 Décembre inclusivement. Si contre toute apparence, vous vous refusiez à un soin si digne de vous, ou qu’elle parût dans le Mercure avec des fautes de typographie capables d’en altérer le sens, je serois obligée de prendre d’autres voies pour la répandre.

J’ai l’honneur d’être,

MONSIEUR,

Votre très-humble & très-obéissante servante, D. R. G.

Le 28 Novembre 1780.