Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t16.djvu/415

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Il n’est peut-être pas inutile de remarquer que, par l’entremise de Thérèse, ce même la Roche fit connoissance avec Mde. le Vasseur, que G

[rimm] continuoit de tenir à Deuil, à la porte de la C

[hevrett] e, & tout près de Montmorency.

Quand je fus parti, ce fut par M. la Roche que je continuai de faire remettre à cette femme l’argent que je n’ai point cessé de lui envoyer, & je crois qu’il lui portoit aussi souvent des présens de la part de Mde. la Maréchale ; ainsi elle n’étoit sûrement pas à plaindre, quoiqu’elle se plaignît toujours. À l’égard de G

[rimm] , comme je n’aime point à parler des gens que je dois hair, je n’en parlois jamais à Mde. de Luxembourg que malgré moi ; mais elle me mit plusieurs fois sur son chapitre, sans me dire ce qu’elle en pensoit, & sans me laisser pénétrer si cet homme étoit de sa connoissance ou non. Comme la réserve avec les gens qu’on aime, & qui n’en ont point avec nous, n’est pas de mon goût, sur-tout en ce qui les regarde, j’ai depuis lors pensé quelquefois à celle-là ; mais seulement quand d’autres événemens ont rendu cette réflexion naturelle.

Après avoir demeuré long-temps sans entendre parler de l’Emile, depuis que je l’avois remis à Mde. de Luxembourg, j’appris enfin que le marché en étoit conclu à Paris avec le libraire Duchesne, & par celui-ci avec le libraire Néaulme d’Amsterdam. Mde. de Luxembourg m’envoya les deux doubles de mon traité avec Duchesne, pour les signer. Je reconnus l’écriture pour être de la même main dont étoient celles des lettres de M. de M........s qu’il ne m’écrivoit pas de sa propre main. Cette certitude que mon traité se faisoit