Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/169

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vous ne seriez plus entendu. Nous ne sommes encore des esclaves ; apprenez-nous, s’il se peut, à n’être des méchans. Non ad vetera insituta, quœ jam pridem corruptis moribus, ludibrio sunt, revocans ; mais en retardent le progrès du mal par des raisons d’intérêt, qui seules peuvent toucher des hommes corrompus. Adieu, Monsieur, je vous embrasse.

LETTRE À Mr.....

Montmorenci.....1760.

Le mot propre me vient rarement, & je ne le regrette guère en écrivant à des lecteurs aussi clairvoyans que vous. La préface *

[* Celle de la nouvelle Héloïse.] est imprimée, ainsi je n’y puis plus rien changer. Je l’ai déjà confue à la première partie ; je l’en détacherai pour vous l’envoyer, si vous voulez ; mais elle ne contient rien dont je ne vous aie déjà dit ou écrit la substance, & j’espère que vous ne tarderez pas à l’avoir avec le livre même, car il est en route ; malheureusement mes exemplaires ne viennent qu’avec ceux du libraire. J’espère pourtant faire ensorte que vous ayez le vôtre avant que le livre soit public. Comme cette préface n’est que l’abrégé de celle dont je vous ai parlé, je persiste dans la pensée de donner celle-ci à part ; mais j’y dis trop de bien & trop de mal du livre pour la