Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/171

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entrepris de faire graver pour ce livre un recueil d’estampes dont je lui ai donné, les sujets : comme elles ne peuvent être prêtes à temps pour paroître avec le livre, elles se débiteront à part.

LETTRE À Mr. M.....u.

À Montmorenci le 29 Mai 1761.

Vous pardonneriez aisément mon silence, cher M.....u, si vous connoissiez mon état ; mais sans vous écrire, je ne lasse pas de penser à vous, & j’ai une proposition à vous faire. Ayant quitté la plume & ce tumultueux métier d’auteur pour lequel je n’étois point né, je m’étois proposé, après la publication de mes rêveries sur l’éducation, de finir par une édition générale de mes écrits, dans laquelle il en seroit entré quelques-uns qui sont encore en manuscrit. Si peut-être le mal qui me consume ne me laissoit pas le temps de faire cette édition moi - même, seriez-vous homme à faire le voyage de Paris, à venir examiner mes papiers dans les mains où ils seront laissés, & à mettre en état de paroître ceux que vous jugerez bons à cela, ? Il faut vous prévenir que vous trouverez des sentimens sur la religion, qui ne sont pas les vôtres, & que peut - être vous n’approuverez pas, quoique les dogmes essentiels à l’ordre moral s’y trouvent tous. Or, je ne veux