Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/234

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deux lignes qu’il a jointes à votre lettre me sont précieuses ; son amitié me paroît désirable, & il seroit bien doux de la former par un médiateur tel que vous.

Je vous prie de faire dire à M. Bourgeois que je n’oublie point sa lettre, mais que j’attends pour y répondre, d’avoir quelque chose de positif à lui marquer. Je suis fâché de ne pas savoir son adresse.

Bon jour, bon papa, parlez-moi de temps en temps de votre santé & de votre amitié. Je vous embrasse de tout mon cœur.

P. S. Il paroît à Genève une espèce de désir de se rapprocher de part & d’autre. Plut à Dieu que ce désir fût sincère d’un côté, & que j’eusse la joie de voir finir des divisions dont je suis la cause innocente ! Plut à Dieu que je pusse contribuer moi-même à cette bonne œuvre, par toutes les déférences & satisfactions que, l’honneur peut me permettre ! Je n’aurois rien fait de ma vie d’aussi bon cœur & dès ce moment je me tairois pour jamais.

LETTRE À MILORD MARÉCHAL.

...... 26 Janvier 1765.

J’espérois, Milord, finir ici mes jours en paix ; je sens que cela n’est pas possible. Quoique je vive en toute sûreté dans ce pays sous la protection du Roi, je suis trop près