Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/318

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LETTRE À Mr.

Janvier 1767.

Ce que vous me marquez, Monsieur, que M. Deyvedun a un poste chez le général Conway, m’explique une énigme à laquelle je ne pouvois rien comprendre, & que vous verrez dans la lettre que je joins ici une copie faite sur celle que M. Hume a envoyée à M. Davenport. Je ne vous la communique pas pour que vous vérifiez si le dit M. Deyverdun à écrit cette lettre, chose dont je ne doute nullement, ni s’il est en effet l’auteur des écrits en question mis dans le St. James Chronicle, ce que je sais parfaitement être faux.

D’ailleurs le dit M. Deyverdun bien instruit, & bien préparé à son rôle de prête-nom, & qui peut-être l’a commencé lorsque les dits écrits furent portés au St. James Chronicle, est trop sur ses gardes pour que vous puissiez maintenant rien savoir de lui. Mais il n’est pas impossible que dans la suite des temps, ne paroissant instruit de rien, de gardant soigneusement le secret que je vous confie, vous parveniez à pénétrer le secret de toutes ces manœuvres, lorsque ceux qui s’y sont prêtés seront moins sur leur garde ; & tout ce que je souhaite dans cette affaire est que vous découvriez la vérité par vous-même. Je pense aussi qu’il importe toujours de connoître ceux avec qui l’on peur avoir à vivre, & de savoir si ce sont d’honnêtes gens. Or que le dit Deyverdun