Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/321

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nul moyen de les savoir ; il me semble que tous les livres qu’on écrit sur la botanique ne sont bons que pour ceux qui la savent déjà. J’ai acquis votre Stillingflet, & je n’en suis pas plus avancé. J’ai pris le parti de renoncer à toute lecture, & de vendre mes livres & mes estampes, pour acheter des plantes gravées. Sans avoir le plaisir d’apprendre, j’aurai celui d’étudier, & pour mon objet cela revient à peu près au même.

Au reste, je suis très-heureux de m’être procuré, une occupation qui demande de l’exercice. Car rien ne me fait tant de mal que de rester assis, & d’écrire ou lire, & c’est une des raisons qui me sont renoncer à tout commerce de lettres hors les cas de nécessité. Je vous écrirai dans peu ; mais de grâce, Monsieur, une fois pour toutes, ne prenez jamais mon silence pour un signe de refroidissement ou d’oubli, & soyez persuadé que c’est pour mon cœur une consolation très - douce, d’être aimé de ceux qui sont aussi dignes que vous d’être aimés eux-mêmes. Mes respects empressés à M. Malthus, je vous en supplie, recevez ceux de Mlle. le Vasseur, & mes plus cordiales salutations.