Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/420

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conséquence pour moi.*

[*Il avoit pris des engagemens de ne rien faire imprimer de son vivant] Comment donc ne m’avez-vous point du moins averti de cette impression ? De grâce, mon cher hôte, tâchez de remonter à la source ; de savoir comment, & par qui ce torche-cul a été imprimé. Je vis dans la sécurité la plus profonde sur les papiers qui sont entre vos mains ; si vous souffrez que je perde cette sécurité, que deviendrai - je ? Mettez - vous à ma place, & pardonnez l’importunité.

J’ai cru mourir cette nuit. Le jour je suis moins mal. Ce qui me console est que de semblables nuits ne sauroient se multiplier beaucoup. Ma femme qui a été fort mal aussi, se trouve mieux. Je me prépare à déloger pour aller dans le séjour élevé qui m’est destiné, chercher un air plus pur que celui qu’on respire dans ces vallées. Je vous embrasse.

LETTRE À Mr. LALIAUD.

À Monquin le 18 Janvier 1769.

Je ne connois point M. de la S* *. Je sais seulement que c’est un fabriquant de Lyon ; il accompagna cet automne le fils de Mde. Boy-de-la-Tour mon amie, qui vint me voir ici. Me voyant logé si tristement & dans un si mauvais air, il me proposa une habitation en Dombes. Je ne dis ni oui ni non. Cet hiver, me voyant dépérir, il est revenu à