Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/436

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Je voudrois qu’elle pût vous convenir, & je ne désespère pas, quand vous aurez un jardin de plantes, que vous ne repreniez le goût de la botanique qui, selon moi, vous seroit très-avantageux. En ce cas vous auriez une collection toute faite qui pourroit vous suffire, & que vous formeriez difficilement aussi complète en détail. Ainsi j’ai cru devoir vous la proposer, avant que d’en parler à personne. J’en vais faire le catalogue. Voulez - vous que je vous le fasse passer ?

Je ne suis point surpris des soins, des longueurs, des frais inattendus, des embarras de toute espèce que vous cause votre bâtiment. Vous avez dû vous y attendre, & vous pouvez vous rappeler ce que je vous ai écrit & dit à ce sujet, quand vous en avez formé l’entreprise. Cependant vous devez être à la fin de la grosse besogne, & ce qui vous reste à faire n’est qu’un amusement en comparaison de ce qui est fait. À moins pourtant que vous ne donniez dans la manie de défaire & refaire : car en ce cas vous en avez pour la vie, & vous ne jouirez jamais. Refusez-vous totalement à cette tentation dangereuse, ou je vous prédis que vous vous en trouverez très-mal.