Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t6.djvu/46

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"si son aveuglement n’a pas été volontaire, & je dis qu’il ne l’est pas toujours. "

Avant de transcrire ici votre remarque, permettez que je fasse la mienne. C’est que ce personnage prétendu chimérique, c’est moi-même, & non le Vicaire ; que ce passage que vous avez cru être dans la profession de foi n’y est point, mais dans le corps même du Livre. Monseigneur, vous lisez bien légérement, vous citez bien négligemment les Ecrits que vous flétrissez si durement ; je trouve qu’un homme en place qui censure, devroit mettre un peu plus d’examen dans ses jugements. Je reprends à présent votre texte.

Remarquez, M.T.C.F. qu’il ne s’agit point ici d’un homme qui seroit dépourvu de l’usage de sa raison, mais uniquement de celui dont la raison ne seroit point aidée de l’instruction. Vous affirmez ensuite*

[Mandement, Ibid.] qu’une telle prétention est souverainement absurde. S. Paul assure qu’entre les Philosophes paiens plusieurs sont parvenus par les seules forces de la raison à la connoissance du vrai Dieu ; & là-dessus vous transcrivez son passage.

Monseigneur, c’est souvent un petit mal de ne pas entendre un Auteur qu’on lit, mais c’en est un grand quand on le réfute, & un très-grand quand on le diffame. Or, vous n’avez point entendu le passage de mon Livre que vous attaquez ici, de même que beaucoup d’autres. Le Lecteur jugera si c’est ma faute ou la vôtre quand j’aurai mis le passage entier sous ses yeux.

"Nous tenons " (Les Réformés) " que nul enfant mort