Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/529

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


terre ou au corps qui la nourrit. Les plantes ainsi attachées par la racine à leur matrice ne peuvent avoir de mouvement local ; le sentiment leur seroit inutile, puisqu’elles ne peuvent chercher ce qui leur convient, ni fuir ce qui leur nuit : or la nature ne fait rien en vain.

RADICALES. Se dit des feuilles qui sont les plus près de la racine : ce mot s’étend aussi aux tiges dans le même sens.

RADICULE. Racine naissante.

RADIÉE. Voyez Fleur.

RÉCEPTACLE. Celle des parties de la fleur & du fruit qui sert de siège à toutes les autres & par ou leur sont transmis de la plante les sucs nutritifs qu’elles en doivent tirer.

Il se divise le plus généralement en réceptacle propre, que ne soutient qu’une seule fleur & un seul fruit ;. & qui, par conséquent, n’appartient qu’aux plus simples, & en réceptacle commun qui porte & reçoit plusieurs fleurs.

Quand la fleur est infère, c’est le même réceptacle qui porte toute la fructification. Mais quand la fleur est supere, le réceptacle propre est double, & celui qui porte la fleur n’est pas le même que celui qui porte le fruit. Ceci s’entend de la construction la plus commune ; mais on peut proposer à ce sujet le problème suivant, dans la solution duquel la nature à mis une de ses plus ingénieuses inventions.

Quand la fleur est sur le fruit, comment se peut-il faire que la fleur & le fruit n’aient cependant qu’un seul & même réceptacle ?

Le réceptacle commun n’appartient proprement qu’aux