Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/180

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SCENE III.
La Statue de l’Amour s’eleve au fond du Théâtre, & toute la faite d’Ovide vient former des Danses & des Chants autour d’Erithie.


Chœur.


Dieu charmant, Dieu des tendres cœurs ;
Regne à jamais, lance tes flammes
Eh ! quel bien flatteroit nos ames
S’il n’etoit de tendres ardeurs ?
Chantons, ne cessons point de célébrer ses charmes ;
Qu’il occupe tous nos momens ;
Ce Dieu ne se sert de ses armes
Que pour faire d’heureux amans.
Les soins, les pleurs & les soupirs,
Sont les tributs de son empire ;
Mais tous les biens qu’il en retire,
Il nous les rend par les plaisirs. On danse
ERITHIE.
Quels doux concerts ! quelle fête agréable !
Que je trouve charmant ce langage nouveau !
Quel est donc ce Dieu favorable ? Elle considère la statue.
Hélas ! c’est un enfant ; mais quel enfant aimable !
Pourquoi cet arc & ce bandeau,