Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/265

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Pour que tu m’ajoutes foi ;
Et quoi que tu puisses dire,
Je ne daigne pas m’instruire
Comment tu parles de moi.
Tes appas, beauté trop vaine,
Ne te rendront pas sans peine
Un aussi fidelle amant.
Ma perte est moins dangereuse ;
Je sais qu’une autre trompeuse
Se trouve plus aisément.


L’ALLÉE DE SILVIE.


Qu’a m’égarer dans ces bocages
Mon cœur goûte de voluptés !
Que je me plais sous ces ombrages !
Que j’aime ces flots argentés !
Douce & charmante rêverie,
Solitude aimable & chérie,
Puissiez-vous toujours me charmer !
De ma triste & lente carriere
Rien n’adouciroit la misere,
Si je cessois de vous aimer.
Fuyez de cet heureux asyle,