Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/323

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a avec majeur dont il est engendre, comme il est aise de le faire voir. *

[* voyez M. Rameau nouv. Syst. P. 21 & tr. De l’Har. P.12. & 13.]

Le premier objet que nous devons donc nous proposer dans l’institution de nos nouveaux signes, c’est d’en imaginer d’abord un qui désigne nettement, dans toutes les occasions, la corde fondamentale que l’on prétend établir, & le rapport qu’elle à avec la fondamental de comparaison, c’est-a-dire, avec l’ut naturel.

Supposons ce signe déjà choisi. la fondamentale étant déterminée, il s’agira d’exprimer tous les autres sons par le rapport qu’ils ont avec elle, car c’est elle seule qui en détermine le progrès & les altérations : ce n’est pas, à la vérité, ce qu’on pratique dans la Musique ordinaire, ou les sons sont exprimes constamment par certains noms détermines, qui ont un rapport direct aux touches des instrumens & à la gamme naturelle, sans égard au ton ou l’on est, ni à la fondamentale qui le détermine : mais comme il est ici question de ce qu’il convient le mieux de faire, & non pas de ce qu’on fait actuellement, est-on moins en droit de rejetter une mauvaise pratique, si je fais voir que celle que je lui substitue mérite la préférence qu’on le serait de quitter un mauvais guide pour un autre qui vous montreroit un chemin plus commode & plus court ? Et ne se moqueroit-on pas du premier s’il vouloit vous contraindre à le suivre toujours, par cette unique raison, qu’il vous égare depuis long-tems ?

Ces considérations nous menent directement au choix des chiffres pour exprimer les sons de la Musique, puisque les