Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/344

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verra point, devront être exécutées au ton naturel qu’elles doivent avoir sur la fondamentale ou l’on est. Je retranche donc le bécarre comme inutile, & je le retranche encore comme équivoque, puisqu’il est commun de le trouver employé en deux sens tout opposes : car les uns s’en servent pour ôter l’altération causée par les signes de la clef, & les autres, au contraire, pour remettre la note au ton qu’elle doit avoir conformément à ces mêmes signes.

À l’égard des changemens de ton soit pour passer du majeur au mineur, ou d’une tonique à une autre, il pourroit suffire de changer la clef : mais comme il est extrêmement avantageux de ne point rendre la connoissance de cette clef nécessaire à ceux qui chantent, & que, d’ailleurs, il faudroit une certaine habitude pour trouver facilement le rapport d’une clef à l’autre ; voici la précaution qu’il y saut ajouter. Il n’est question que d’exprimer la premiere note de ce changement, de maniere à représenter ce qu’elle etoit dans le ton d’ou l’on sort, & ce qu’elle est dans celui ou l’on entre. Pour cela : j’écris d’abord cette premiere note entre deux doubles lignes perpendiculaires par le chiffre qui la représenté dans le ton précédent, ajoutant au-dessus d’elle la clef ou le nom de la fondamentale du ton ou l’on va entrer : j’écris ensuite cette même note par le chiffre qui l’exprime dans le ton qu’elle commence. De sorte qu’eu égard à la suite du Chant, le premier chiffre indique le ton de la note, & le second sert à en trouver le nom.

Vous voyez( pl. Ex. 9. ) non-seulement que du ton de sol vous passez dans celui d’ut, mais que la note sa du ton