Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/52

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Frontin.

Non, que je meure.

Valere.

Qui seroit-ce donc ?

Frontin.

Ma foi, je n’en sais rien. Ce ne peut être que le diable ou vous.

Valere.

A d’autres. On t’a paye pour te taire.... Sais-tu bien que la comparaison de cet objet nuit à Angelique ?....Voilà d’honneur, la plus jolie figure que j’aye vue de ma vie. Quels yeux, Frontin....Je crois qu’ils ressemblent aux miens.

Frontin.

C’est tout dire.

Valere.

Je lui trouve beaucoup de mon air....Elle. est, ma foi, charmante....Ah ! si l’esprit soutient tout cela....Mais. Son goût me répond de son esprit. La friponne est connoisseuse en mérite !

Frontin.

Que diable ! Voyons donc toutes ces merveilles.

Valere.

Tiens, tiens. Penses - tu me duper avec ton air niais ? Me crois-tu novice en aventures ?

Frontin.

Ne me trompe-je point ! C’est lui....c’est lui-même.