Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/53

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Comme le voilà pare ! Que de fleurs ! que de pompons ! C’est sans doute quelque tour de Lucinde ; Marton y sera tout au moins de moitié. Ne troublons point leur badinage. Mes discrétions précédentes m’ont coûte trop cher.

Valere.

He bien ? Monsieur Frontin reconnoitroit-il l’original de cette peinture ?

Frontin.

Pouh ! si je le connois ! Quelques centaines de coups de pied au cul, & autant de soufflets que j’ai eu l’honneur d’en recevoir en détail, ont bien cimente la connoissance.

Valere.

Une fille, des coups de pied ! Cela est un peu gaillard.

Frontin.

Ce sont de petites impatiences domestiques qui la prennent à propos de rien.

Valere.

Comment ? l’aurois-tu servie ?

Frontin.

Oui, Monsieur ; & j’ai même l’honneur d’être toujours son très-humble serviteur.

Valere.

II seroit assez plaisant qu’il y eut dans Paris une jolie qui ne fut pas de ma connoissance !.... Parle-moi sincerement. L’original est-il aussi aimable que le portrait ?