Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/153

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cela que placer le Chantre, ou quelqu’un chargé de cette partie de sa fonction, de maniere qu’il soit à la vue de tout le monde, & qu’il se serve d’un bâton de Mesure dont le mouvement s’apperçoive aisément de loin, comme, par exemple, un rouleau de papier : car alors, avec la précaution de prolonger assez la premiere Note, pour que l’intonation en soit par-tout entendue avant qu’on poursuive, tout le reste du Chant marchera bien ensemble, & la discordance dont je parle disparoîtra infailliblement. On pourroit même, au lieu d’un homme, employer un Chronometre dont le mouvement seroit encore plus égal dans une Mesure si lente.

Il résulteroit de-la deux autres avantages ; l’un que, sans presque altérer le Chant des Pseaumes, il seroit aisé d’y introduire un peu de Prosodie, & d’y observer du moins les longues & les breves les plus sensibles ; l’autre, que ce qu’il y a de monotonie & de langueur dans ce Chant, pourroit, selon la premiere intention de l’Auteur, être effacé par la Basse & les autres Parties, dont l’Harmonie est certainement la plus majestueuse & la plus sonore qu’il soit possible d’entendre.

CHAPEAU, s. m. Trait demi-circulaire, dont on couvre deux ou plusieurs Notes, & qu’on appelle plus communément liaison. (Voyez LIAISON.)

CHASSE, s. f. On donne ce nom à certains Airs ou à certaines Fanfares de Cors ou d’autres Instrumens qui réveillent, à ce qu’on dit, l’idée des Tons que ces mêmes Cors donnent à la Chasse.