Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/221

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dans les Odes. Comme tous les Couplets sont composés sur la même mesure de vers, on les chante aussi sur le même Air ; ce que fait estropier souvent l’Accent & la l’Prosodie, parce que deux vers François n’en sont pas moins dans la même mesure, quoique les longues & breves n’y soient pas dans les mêmes endroits.

COUPLETS, se dit aussi des Doubles & Variations qu’on fait sur un même Air, en le reprenant plusieurs fois avec de nouveaux changemens ; mais toujours sans défigurer le fond de l’Air, comme dans les Folies d’Espagne & dans de vieilles Chaconnes. Chaque fois qu’on reprend ainsi l’Air en le variant différemment, on fait un nouveau Couplet. (Voyez VARIATIONS.)

COURANTE, s. f. Air propre à une espece de Danse ainsi nommée à cause des allées & des venues dont elle est remplie plus qu’aucune autre. Cet Air est ordinairement d’une Mesure à trois Tems graves, & se note en Triple de Blanches avec deux Reprises. Il n’est plus en usage, rien plus que la Danse dont il porte le nom.

COURONNE, s. f. Espece de C renversé avec un pont dans le milieu qui se fait ainsi :

Quand la Couronne, qu’on appelle aussi Point de repos, est à la fois dans toutes les Parties sur la Note correspondante, c’est le signe d’un repos général : on doit y suspendre la Mesure, & souvent même on peut finir par cette Note. Ordinairement la Partie principale y fait, à sa volonté, quelque passage que les Italiens appellent Cadenza, pendant que toutes des autres prolongent & soutiennent le Son qui leur est marque,