Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/225

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Julius Pollux révoque en doute si le Dactylique étoit une sorte d’lnstrument, ou une forme de Chant ; doute qui se confirme par ce qu’en dit Aristide Quintilien dans son second Livré, & qu’on ne peut résoudre qu’en supposant que le mot Dactylique signifioit à la fois un Instrument & un Air, comme parmi nous les mots Musette & Tambourin.

DÉBIT, s. m. Récitation précipitée. Voyez l’Article suivant.

DEBITER, v. a. pris en sens neutre. C’est presser a dessein le Mouvement du Chant, & le rendre d’une maniere approchante de la rapidité de la parole ; sens qui n’a lieu, non plus que le mot, que dans la Musique Françoise. On défigure toujours les Airs en les Débitant, parce que la Mélodie, l’Expression, la Grace y dépendent toujours de la précision du Mouvement, & que presser le Mouvement, c’est le détruire. On défigure encore le Récitatif François en le Débitant, parce qu’alors il en devient plus rude, & fait mieux sentir l’opposition choquante qu’il y a parmi nous entre l’Accent Musical & celui du Discours. À l’égard du Récitatif Italien, qui n’est qu’un parler harmonieux, vouloir le Débiter, ce seroit vouloir parler plus vite que la parole, & par conséquent bredouiller : de sorte qu’en quelque sens que ce soit, le mot Débit ne signifie qu’une chose barbare, qui doit être proscrite de la Musique.

DECAMERIDE, s. f. C’est le nom de l’un des Elémens du Systême de M. Sauveur, qu’on peut voir dans les Mémoires de l’Académie des Sciences, année 1701.

Pour former un systême général qui fournisse le meilleur