Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/237

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plus aisée que celle des deux autres, & l’on ne peut gueres douter que les premiers Chats n’aient été trouvés dans ce Genre : mais il faut remarquer que, selon les loix ce la Modulation, qui permet & qui prescrit même le passage d’un Ton & d’un Mode à l’ autre, nous avons presque point, dans notre Musique, de Diatonique lien pur. Chaque Ton particulier est bien, si l’on veut, dans le Genre Diatonique ; maison ne sauroit passer de l’ un à l’autre sans quelque Transition chromatique, au moins sous-entendue dans l’ Harmonie. Le Diatonique pur, dans lequel aucun des Sons n’est altéré ni par la Clef, ni accidentellement, est appellé par appelle par Zarlin Diatono-diatonique, & il en donne pour exemple le Plain-Chant de l’Eglise. Si la Clef est armée d’un Bémol, pour- lors c’ est, selon lui, le Diatonique mol, qu’il faut pas confondre avec celui d’Aristoxène. (Voyez Mol.) À l’égard de la Transposition par Dièse, cet Auteur n’en parle point, & l’on ne la pratiquoit pas encore de son tems. Sans doute, il lui auroit donne le nom de Diatonique dur, quand même il en auroit résulté un Mode mineur, comme celui d’E la mi : car dans ces tems ou l’on n’avoit point encore les notions Harmoniques de ce que nous appellons Tons & Modes, & ou l’on avoit déjà perdu les autres notions que les Anciens attachoient aux mêmes mots, on regardoit plus aux altérations particulieres des Notes qu’aux rapports généraux qui en résultoient. (Voyez Transposition.)

Sons ou Cordes Diatoniques. Euclide distingue sous ce nom, parmi les Sons mobiles, ceux qui ne participent