Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/273

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gêne moins la main par trop d’extension, l’on évite les Octaves & les Quintes de suite, & l’on rend une Harmonie, non pas aussi pleine, mais plus pure & plus agréable.

DOLCE. (Voyez D.)

DOMINANT, adj. Accord Dominant ou sensible et celui qui se pratique sur la Dominante du Ton, & qui annonce la Cadence parfaite. Tout Accord parfait majeur devient Dominant, si-tôt qu’on lui ajoute la Septieme mineure.

DOMINANTE, s. f. C’est, des trois Notes essentielles du Ton, celle qui est une Quinte au-dessus de la Tonique. La Tonique & la Dominante déterminent le Ton ; elles y sont chacune la fondamentale d’un Accord particulier ; au lieu que la Médiante, qui constitue le Mode, n’a point d’Accord à elle, & fait seulement partie de celui de la Tonique.

M. Rameau donne généralement le nom de Dominante à toute Note qui porte un Accord de Septieme, & distingue celle qui porte l’Accord sensible par le nom de Dominante-Tonique ; mais à cause de la longueur du mot cette addition n’est pas adoptée des Artistes, ils continuent d’appeller simplement Dominante la Quinte de la Tonique, & ils n’appellent pas Dominantes, mais Fondamentales, les autres Notes portant Accord de Septieme ; ce qui suffit pour s’expliquer, & prévient la confusion.

DOMINANTE. Dans le Plain-Chant, est la Note que l’on rebat le plus souvent, à quelque Degré que l’on soit de la Tonique. Il y a dans le Plain-Chant Dominante & Tonique, mais point de Médiante.