Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/288

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Ne intendo il suo languir !

MEGACLES, à part.

Di gelosia mi moro,

E non lo posso dir !

ENSEMBLE.

Chi mai provo di questo

Affanno più funesto,

Più barbaro dolor ?

Bien que tout ce Dialogue semble n’être qu’une suite de la Scene, ce qui le rassemblé en un seul Duo, c’est l’unité de Dessein par laquelle le Musicien en réunit toutes les Parties, selon l’intention du Poëte.

À l’égard des Duo Bouffons qu’on emploie dans les Intermedes & autres Opéra comiques, ils ne sont pas communément à Voix égales, mais entre Basse & Dessus. S’ils n’ ont pas le pathétique des Duo tragiques, en revanche ils sont susceptibles d’une variété plus piquante, d’accens plus différens & de caracteres plus marqués. Toute la gentillesse de la coquetterie, toute la charge des rôles à manteaux, tout le contraste des sottises de notre sexe & de la ruse de l’autre, enfin toutes les idées accessoires dont le sujet est susceptible ; ces choses peuvent concourir toutes a jetter de l’agrément & de l’intérêt dans ces Duo, dont les regles sont d’ailleurs les mêmes que des précédens, en ce qui regarde le Dialogue & l’ unité de Mélodie. Pour