Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/293

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Intervalle quelconque, mais y établir une Echelle Diatonique, semblable à l’Echelle Diatonique de l’ ut. Tant qu’on s’est contenté d’avoir pour Tonique une Note de la Gamme prise à volonté, sans s’embarrasser si les Sons par lesquels devoir passer la Modulation, étoient avec cette Note, & entr’eux, dans les rapports convenables, l’Echelle semi-Tonique étoit peu nécessaire ; quelque fa Dièse, quelque si Bémol composoient ce qu’on appelloit les Feintes de la Musique :c’étoient seulement deux touches à ajouter au Clavier Diatonique. Mais depuis qu’on a cru sentir la nécessité d’établir entre les divers Tons une similitude parfaite, il a falu trouver des moyens de transporter les mêmes Chants & les mêmes Intervalles plus haut ou plus bas, selon le Ton que l’on choisissoit. L’Echelle Chromatique est donc devenue d’une nécessité indispensable ; & c’est par son moyen qu’on porte un Chant sur tel Degré du Clavier que l’on veut choisir, & qu’on le rend exactement sur cette nouvelle position, tel qu’il peut avoir été imaginé pour un autre.

Ces cinq Sons ajoutés ne forment pas dans la Musique de nouveaux Degrés : mais ils se marquent tous sur le Degré le plus voisin, par un Bémol si le Degré est plus haut ; par un Dièse s’il est plus bas : & la Note prend toujours le nom du Degré sur lequel elle est placée.(Voyez BéMOL & DI SE.)

Pour assigner maintenant les rapports de ces nouveaux Intervalles, il faut savoir que les deux Parties ou semi-Tons qui composent le Ton majeur, sont dans les rapports de 15 à 16 & de 128 à 13 5 ; & que les deux qui composent aussi