Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/406

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


& marquer la premiere Note de chaque Tems plus sensiblement que la seconde, quoique de même valeur.

LUTHER, s. m. Ouvrier qui fait des Violons, des Violoncelles, & autres Instrumens semblables. Ce nom, qui signifie Facteur de Luths, est demeuré par synecdoque à cette sorte d’ Ouvriers ; parce qu’autrefois le Luth étoit l’Instrument le plus commun & dont il se faisoit le plus. LUTRIN, s. m. Pupitre de Chœur sur lequel on met les Livres de Chant dans les Eglises Catholiques.

LYCHANOS. (Voyez LICHANOS)

LYDIEN, adj. Nom d’un des Modes de la Musique des Grecs, lequel occupoit le milieu entre l’Eolien & l’Hyper-Dorien. On l’appelloit aussi quelquefois Mode Barbare, parce qu’il portoit le nom d’un Peuple Asiatique.

Euclide distingue deux Modes Lydiens. Celui-ci proprement dit, & un autre qu’il appelle Lydien grave, & qui est le même que le Mode Eolien, du moins quant à sa fondamentale. (Voyez MODE.)

Le caractere du Mode Lydien étoit animé, piquant, triste cependant :, pathétique & propre à la mollesse ; c’est pourquoi Pluton le bannit de sa République. C’est sur ce Mode qu’ Orphée apprivoisoit, dit-on, les bêtes mêmes, & qu’Antphion bâtit les murs de Thebes. Il fut inventé, les uns disent, par cet Amphion, fils de Jupiter & d’Antiope ; d’autres, par Olympe, Mysien, disciple de d’autres enfin, par Mélampides : & Pindare dit qu’il fut employé pour la premiere fois aux Notes de Niobé.

LYRIQUE, adj. Qui appartient à la Lyre. Cette épithete