Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/553

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C’est a Petteia qui constitue les Modes de la Musique ; elle détermine le Compositeur dans le choix du genre de Mélodie relatif au mouvement qu’il veut peindre ou exciter dans l’ame, selon les personnes & selon les occasions. En un mot la Petteia, partie de l’Hermosménon qui regarde la Mélodie, est a cet égard ce que les Mœurs sont en Poésie.

On ne voit pas ce qui a porté les Anciens à lui donner ce nom, à moins qu’ils ne l’aient pris de ωεττεια leur jeu d’Echecs ; la Petteia dans la Musique étant une regle pour combiner & arranger les Sons, comme le jeu d’Echecs en est une autre pour arranger les Pieces ωεττοι Calculi.

PHILELIE, s. f. C’étoit chez les Grecs une sorte d’Hymne ou de Chanson en l’honneur d’Apollon. (Voyez CHANSON.)

PHONIQUE, s. f. Art de traiter & combiner les Sons sur les principes de l’Acoustique. (Voyez Acoustique)

PHRASE, s.f. Suite de Chant ou d’Harmonie qui forme sans interruption un sens plus du moins achevé, & qui se termine sur un repos par une Cadence plus ou moins parfaite.

Il y a deux especes de Phrases musicales. En Mélodie la Phrase est constituée par le Chant, c’est-à-dire, par une suite de Sons tellement disposés, soit par rapport au Ton, soit par rapport au Mouvement, qu’ils fassent un tout bien lié, lequel aille se résoudre sur une corde essentielle du Mode où l’on est.