Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/585

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Maintenant la Quarrée vaut toujours deux Rondes, mais en l’emploie fort rarement.

QUART-DE-SOUPIR, s. m. Valeur de silence qui, dans la Musique Italienne, se figure ainsi μθσιψ ; dans la Françoise, ainsi μθσιψ & qui marque, comme le porte son nom ; la quatrieme partie d’un soupir ; c’est-à-dire, l’équivalent d’une double-Croche. (Voyez SOUPER, VALEUR DES NOTES.)

QUART-DE-TON, f. m. Intervalle introduit dans le Genre Enharmonique par Aristoxène, & duquel la raison est sourde. (Voyez ECHELLE, ENHARMONIQUE, INTERVALLE, PYTHAGORICIENS.)

Nous n’avons ni dans l’oreille, ni dans les calculs harmoniques aucun principe qui nous puisse fournir l’Intervalle exact d’un Quart-de-Ton ; & quand on considere quelles opérations Géométriques sont nécessaires pour le déterminer sur le Monocorde, on est bien tenté de soupçonner qu’on n’a peut-être jamais entonné & qu’on n’entonnera peut-être jamais de Quarte-de Ton juste, ni par la Voix, ni sur aucun Instrument.

Les Musiciens appellent aussi Quart-de-Ton l’Intervalle qui, de deux Notes à un Ton l’une de l’autre, se trouvé entre le Bémol de la supérieure & le Dièse de l’inférieure ; Intervalle que le Tempérament fait évanouir, mais que le calcul peut déterminer.

Ce Quart-de-Ton est de deux especes ; savoir, l’Enharmonique majeur, dans le rapport de 576 à 625, qui est le