Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/586

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


complément de deux semi-Tons mineurs au Ton majeur, & l’Enharmonique mineur, dans la raison de 125 à 128, qui est le complément des deux mêmes semi-Tons mineurs au Ton mineur.

QUARTE, s. f. La troisieme des Consonnances dans l’ordre de leur génération. La Quarte est une Consonnance parfaite ; son rapport est de 3 à 4 ; elle est composée de trois Degrés diatoniques formés par quatre Sons ; d’où lui vient le nom de Quarte. Son Intervalle est de deux Tons & demi ; savoir, un Ton majeur, un Ton mineur, & un semi-Ton majeur.

La Quarte peut s’altérer de deux manieres ; savoir, en diminuant son Intervalle d’un semi-Ton, & alors elle s’appelle Quarte diminuée ou fausse-Quarte ; ou en augmentant d’un semi-Ton ce même Intervalle, & alors elle s’appelle Quarte--superflue ou Triton, parce que l’Intervalle en est de trois Tons pleins : il n’est que de deux Tons ; c’est-à-dire, d’un Ton, & deux semi-Tons dans la Quarte-diminuée ; mais ce dernier Intervalle est banni de l’Harmonie, & pratiqué seulement dans le Chant.

Il y a un Accord qui porte le nom de Quarte, ou Quarte & Quinte. Quelques-uns l’appellent Accord de Onzieme : c’est celui où sous un Accord de Septieme on suppose à la Basse un cinquieme Son, une Quinte au-dessous du Fondamental : car alors ce Fondamental fait Quinte, & sa Septieme sait Onzieme avec le Son supposé. (Voyez SUPPOSITION.)

Un autre Accord s’appelle Quarte-superflue ou Triton.