Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/589

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s’appelle fausse-Quinte, & devroit s’appeller Quinte diminuée ; ou en augmentant d’un semi-Ton le même Intervalle, & alors elle s’appelle Quinte-superflue. De sorte que la Quinte-superflue a quatre Tons, & la Fausse-Quinte trois seulement, comme le Triton, dont elle ne diffère dans nos systêmes que par le nombre des Degrés. (Voyez FAUSSE-QUINTE.)

Il y a deux Accords qui portent le nom de Quinte ; savoir, l’Accord de Quinte & Sixte, qu’on appelle aussi grande-Sixte ou Sixte ajoutée, & l’Accord de Quinte-superflue.

Le premier de ces deux Accords se considere en deux manieres ; savoir, comme un Renversemens de l’Accord de Septieme, la Tierce du Son fondamental étant portée au grave ; c’est l’Accord de grande-Sixte ; (Voyez SIXTE.) ou bien comme un Accord direct dont le Son fondamental est au grave, & c’est alors l’Accord de Sixte-ajoutée. (Voy. DOUBLE-EMPLOI.)

Le second se considere aussi de deux manieres, l’une par les François, l’autre par les Italiens. Dans l’Harmonie Françoise la Quinte-superflue est l’Accord dominant en Mode mineur, au-dessous duquel on fait entendre la Médiante qui fait Quinte-superflue avec la Note sensible. Dans l’Harmonie Italienne, la Quinte-superflue ne se pratique que sur la Tonique en Mode majeur, lorsque, par accident, sa Quinte est diésée, faisant alors Tierce majeure sur la Médiante & par conséquent Quinte-superflue sur la Tonique. Le principe de cet Accord, qui paroît sortir du Mode,