Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/621

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je présume qu’on pourroit observer dans toutes les autres passions un caractere propre, mais plus difficile à saisir, à cause que la plupart de ces autres passions étant composées, participent, plus ou moins, tant des précédentes que l’une de l’autre.

RHYTHMIQUE, s. f. Partie de l’Art musical qui enseignoit à pratiquer les regles du Mouvement & du Rhythme, selon les loix de la Rhythmopée.

La Rhythmique, pour le dire un peu plus en détail, consistoit à savoir choisir, entre les trois Modes établis par la Rhythmopée, le plus propre au caractere dont il s’agissoit, à connoître & posséder à fond toutes les sortes de Rhythmes, à discerner & employer les plus convenables en chaque occasion, à les entrelacer de la maniere à la fois la plus expressive & la plus agréable, & enfin à distinguer l’Arsis & la Thesis, par la marche la plus sensible & la mieux Cadencée.

RHYTHMOPEE, Ρυθμοωοιια s. f. Partie de la Science Musicale qui prescrivoit à l’Art Rhythmique les loix du Rhythme & de tout ce qui lui appartient. (Voyez RHYTHME.) La Rhythmopée étoit à la Rhythmique, ce qu’étoit la Mélopée à la Mélodie.

La Rhythmopée avoir pour objet le Mouvement ou le Tems, dont elle marquoit la mesure, les divisions, l’ordre & le mélange, soit pour les calmer. Elle renfermoit aussi la science des Mouvemens muets, appellés Orchesis, & en général de tous les Mouvemens réguliers. Mais elle se rapportoit