Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/751

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Tous ces Tétracordes étoient conjoints ; c’est-à-dire, que la derniere Corde du premier servoit toujours de premiere Corde au second, & ainsi de suite, excepté seul lieu à l’aigu ou au grave du troisieme Tétracorde, où il y avoit Disjonction, laquelle(voyez ce mot) mettoit un Ton d’Intervalle entre la plus haute Corde du Tétracorde inférieur & la plus basse du Tétracorde supérieur. (Voyez SYNAPHE, DIALEUXIS.) Or, comme cette Disjonction du troisieme Tétracorde se faisoit tantôt avec le second, tantôt avec le quatrieme, cela fit approprier à ce troisieme Tétracorde un nom particulier pour chacun de ces deux cas. De sorte que, quoiqu’il n’y eût proprement que quatre Tétracordes, il y avoit pourtant cinq dénominations. (Voyez Pl. H. Fig. 2)

Voici les noms de ces Tétracordes. Le plus grave des quatre, &qui se trouvoit placé un Ton au-dessus de la Corde Proslambanomene, s’appelloit le Tétracorde- Hypaton, ou des principales ; le second en montant, lequel étoit toujours conjoint au premier, s’appelloit le Tétracorde-Méson, ou des moyennes ; le troisieme, quand il étoit conjoint au second & séparé du quatrieme, s’appelloit le Tétracorde Synnéménon, ou des Conjointes ; mais quand il étoit séparé du second & conjoint au quatrieme, alors ce troisieme Tétracorde prenoit le nom de Diézeugménon, ou des Divisées. Enfin, le quatrieme s’appelloit le Tétracorde-Hyperboléon, ou des excellentes. L’Arétin ajouta à ce Systême un cinquieme Tétracorde que Meibomius prétend qu’il ne fit que rétablir. Quoi qu’il en soit, les Systêmes particuliers des Tétracordes firent enfin place à celui de l’Octave qui les fournit tous.