Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/759

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


n’a rien de fixe ; mais en France il est ordinairement plus bas que l’autre.

3º. On donne encore le même nom à un Instrument qui sert à donner le Ton de l’Accord à tout un Orchestre. Cet Instrument, que quelques-uns appellent aussi Choriste, est un sifflet, qui, au moyen d’une espece de piston gradué, par lequel on alonge ou raccourcit le tuyau à volonté, donne toujours à-peu-près le même Son sous la même division. Mais cet à-peu-près, qui dépend sous variations de l’air, empêche qu’on ne puisse s’assurer d’un Son fixe qui soit toujours exactement le même. Peut-être, depuis qu’il existe de la Musique, n’a-t-on jamais concerté deux fois sur le même Ton. M. Diderot a donne, dans sus principes d’Acoustique, les moyens de fixer le Ton avec beaucoup plus de précision, en remédiant aux effets des variations de l’air.

4º. Enfin, Ton se prend pour une regle de Modulation relative à une Note ou Corde principale qu’on appelle Tonique. (Voyez TONIQUE.)

Sur les Tons des anciens, voyez MODE.

Comme notre Systême moderne est composé de douze Cordes ou Son différens, chacun de ces Sons peut servir de fondement à un Ton, c’est-à-dire, en être la Tonique. Ce sont déjà douze Tons ; & comme le Mode majeur & le Mode mineur sont applicables à chaque Ton, ce sont vingt-quatre Modulations dont notre Musique est susceptible sur ces douze Tons. (VOYEZ MODULATION.)

Ces Tons différent entr’eux par les divers degrés d’élévation