Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/758

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suivoient en descendant, c’étoit αναχαμπτσδα, ductus revertens. 3º. Que si après avoir monté par Bémol, ils redescendoient par Béquarre, ou réciproquement, cela s’appelloit περιφερης, ductus circumcurrens. (Voyez EUTHIA, ANACAMPTOS, PERIPHERES.)

On auroit beaucoup à faire aujourd’hui que la Musique est si travaillée, si l’on vouloit donner des noms à tous tes différens passages.

TON. Ce mot a plusieurs sens en Musique.

1º. Il se prend d’abord pour un Intervalle qui caractérise le Systême & le Genre Diatonique. Dans cette acception il y a deux sortes de Tons ; savoir, le Ton majeur,, dont le rapport est de 8 à 9, & qui résulte de la différence de la Quarte à la Quinte ; & le Ton mineur, dont le rapport est de 9 à 10, & qui résulte de la différence de la Tierce mineure à la Quarte.

La génération du Ton majeur & celle du Ton mineur se trouvent également à la deuxieme Quinte re commençant par ut : car la quantité dont ce re surpasse l’Octave du premier ut est justement dans le rapport de 8 à 9, & celle dont ce même re est surpassé par mi, Tierce majeure de cette Octave, est dans le rapport de 9 à 10.

2º. On appelle Ton le degré d’élévation que prennent les Voix ou sur lequel sont montés les Instrumens, pour exécuter la Musique. C’est en ce sens qu’on dit, dans un Concert, que le Ton est trop haut ou trop bas. Dans les Eglises il y a le Ton du Chœur pour le Plain-Chant. Il y a pour la Musique, Ton de Chapelle & Ton d’Opéra. Ce dernier