Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/78

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


de Tarente, Disciple d’Aristote, & qui étoit opposée aux Pythagoriciens sur la Mesure des Intervalles & sur la maniere de déterminer les rapports des Sons ; de sorte que les Aristoxéniens s’en rapportoient uniquement au jugement de l’oreille, & les Pythagoriciens à la précision du calcul. (Voyez PYTHAGORICIENS.)

ARMER LA CLEF. C’est y mettre le nombre de Dièses ou de Bémols convenables au Ton & au Mode dans lequel on veut écrire de la Musique. (Voyez BéMOL, CLEF, DIÈSE.)

ARPÉGER, v. n. C’est l’article suivant d’Arpèges. (Voyez l’article suivant)

ARPEGGIO, ARPÈGE, ou ARPEGEMENT, s. m. Maniere de faire entendre successivement & rapidement les divers Sons d’un Accord, au lieu de les frapper tous à fois.

Il y a des Instrumens sur lesquels on ne peut former un Accord plein qu’en Arpégeant ; tels sont le Violon, le Violoncelle, la Viole, & tous ceux dont on joue avec l’Archet ; car la convexité du Chevalet empêche que l’Archet ne puisse appuyer à la fois sur toutes les cordes. Pour former donc des Accords sur ces Instrumens, on est contraint d’Arpéger, & comme on ne peut tirer qu’autant de Sons qu’il y a de cordes, l’Arpège du Violoncelle ou du Violon ne sauroit être composé de plus de quatre Sons. Il faut pour Arpéger que les doigts soient arrangés chacun sur sa corde, & que l’Arpège se tire d’un seul & grand coup d’Archet qui commence fortement sur la plus grosse