Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/97

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d’éloges, ont été depuis développés par M. Tartini dans un Ouvrage dont je rendrai compte avant la fin de celui-ci. (VOYEZ SYSTêME.)

BATARD. Nothus. C’est l’épithete donnée par quelques-uns au Mode Hypophrygien, qui a sa finale en si, & conséquemment sa Quinte fausse ; ce qui le retranche des Modes authentiques : & au Mode Eolien, dont la finale est en fa, & la Quarte superflue ; ce qui l’ôte du nombre des Modes des plagaux.

BACON. Sorte de barre épaisse qui traverse perpendiculairement une ou plusieurs lignes de la Portée, & qui, selon le nombre des lignes qu’il embrasse, exprime une plus grande ou moindre quantité de Mesures qu’on doit passer en silence.

Anciennement il y avoit autant de sortes de Bâtons que de différentes valeurs de Notes, depuis la Ronde qui vaut une Mesure, jusqu’à la Maxime qui en valoit huit, & dont la durée en silence s’évaluoit par un Bâton qui, partant d’une ligne, traversoit trois espaces & alloit joindre la quatrieme ligne.

Aujourd’hui le plus grand Bâton est de quatre de Mesures : ce Bâton, p autant d’une ligne, traverse la suivante & va joindre la troisieme. (Planche A. figure 12.) On le répété une fois, deux fois, autant de fois qu’il faut pour exprimer huit Mesures, ou douze, ou tout autre multiple de quatre, & l’on ajoute ordinairement au-dessus un chiffre qui dispense de calculer la valeur de tous ces Bâtons. Ainsi les signes couverts du chiffre 16 dans la même figure 12,