Page:Rousseau - Du contrat social, 1772.djvu/41

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de premier occupant, fi foible dans l’état de nature, eft respectable à tout homme civil. On rdpecte moins dans ce droit ce qui eft à autrui que ce qui n’eu pas à foi.

En généra !, pour autoriser fur un terrein quelconque le droit de premier occupant, il faut les conditions fui vantes. Premièrement que ce teryein ne foit encore habité par perfonne Secondement, qu’on n’en occupe que la quantité dont on a befoin pour iubhRer > en treize lieu qu’on en prenne pouemon non par une vaine cérémonie, mais par le travail & la culture, feul figne de propriété qui au défaut de titres juridiques doive eue retpecTé d’autrui.

En enet, accorder au befoin & au travail le droit de premier occupant, n’e~.ce pas l’étendre auHi loin qu’il peut aller ? Peut-on ne pas don—ner des bornes à et droit ? Suffira t-il de mettre le pied fur un terrein commun pour s’en prétendre aufÏi-tôt le maître ? Sumra-t-il d’avoir la force d’en écarter un moment les autres hommes pour leur ôtef le droit d’y