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La Monongahéla

objet de piété. Il n’est pas jusqu’aux enfants qui envahissaient la chapelle ardente en criant : « Laissez-nous voir le Saint ! Laissez-nous voir le Saint ! ! »[1]


II

Les funérailles.


Le troisième jour après la mort de l’illustre évêque dont nous venons d’esquisser la vie et les œuvres, une foule triste et recueillie, dès l’angelus du matin, encombrait les abords de la cathédrale de Québec pour rendre un dernier hommage à ses restes mortels. De minute en minute des personnes accourues en voiture des paroisses les plus éloignées venaient grossir cette foule.

Enfin, peu après sept heures se forma le cortège funèbre. Venait d’abord une compagnie de soldats de marine, fournie par le vaisseau du roi, la Renommée, mouillée depuis quelques jours dans le : port, sous le commandement de deux jeunes officiers, Daniel Juchereau de St-Denis et Nicolas Decarette, Sieur de Neuville, armes renversées et tambours voilés de noir. Puis les troupes du château faisant garde d’honneur chaque côté de la précieuse dépouille que portaient six ecclésiastiques, précédée elle-même de

  1. Historique.