Page:Rousseau - Le château de Beaumanoir, 1886.djvu/5

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— VI —

que lui et les siens caressent avec complaisance. »[1]

Ces remarquables paroles de l’une des gloires de l’épiscopat canadien-français résument la pensée qui a présidée à ce livre. En face des insinuations malveillantes et des injures qui ont été dites et écrites depuis quelques mois contre la population canadienne-française, contre nos milices, il n’est pas de meilleure réponse, croyons-nous, de réfutation plus facile et plus complète, que de rappeler les actions héroïques de nos pères, leur courage dans l’adversité, leur vaillance sur le champ de bataille.

Une certaine presse francophobe, naguère encore, n’a pas craint de nous accuser de « lâcheté, » de « cruauté, » de « pillage. » Il suffit, pour venger notre honneur national outragé et faire repentir nos détracteurs, de mettre en regard les actions de nos pères et celles de leurs aïeux.

Nous sommes les fils de ces anciens preux, comme l’a prouvé la conduite des nôtres au Nord-Ouest en avril dernier, conduite qui a confirmé également une fois de plus la vérité de ce vieil adage : « Bon sang ne ment pas » !…

  1. Lettre en date du 7 décembre 1884 de Mgr Alex. Taché, sur La Situation.