Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/16

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gieuse placée debout contre la porte de son couvent. Au second plan, qui se terminait en bas-relief, d’autres hommes d’armes, montés sur des chevaux bouillants, attendaient un ordre de leur chef. Sur la base, le titre suivant gravé en lettres creuses : « Le Mensonge de la Nonne Perpétue » était suivi de cette phrase interrogative : « Est-ce ici que se cachent les fugitifs ? »

Plus loin une curieuse évocation, accompagnée de ces mots explicatifs : « Le Régent s’inclinant devant Louis XV », montrait Philippe d’Orléans respectueusement courbé devant l’enfant-roi, qui, âgé d’une dizaine d’années, gardait une pose pleine de majesté naturelle et inconsciente.

Contrastant avec l’ilote, le buste et les deux sujets complexes offraient l’aspect de la terre cuite.

Norbert Montalescot, calme et vigilant, se promenait au milieu de ses œuvres, surveillant spécialement l’ilote, dont la fragilité rendait plus redoutable le contact indiscret de quelque passant.

Après la dernière statue, s’élevait une petite logette sans issues, dont les quatre parois, de largeur pareille, étaient faites d’une épaisse toile noire engendrant sans doute une obscurité absolue. Le toit, légèrement incliné suivant une pente unique, se composait d’étranges feuillets de livre, jaunis par le temps et taillés en forme