Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/171

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— « Eudes scié par un démon dans le songe du comte Valtguire, » reprit Fuxier en désignant un deuxième grain.

Cette fois on distinguait, derrière la délicate enveloppe, un dormeur en armure, étendu au pied d’un arbre ; une fumée, semblant s’échapper de son front pour figurer quelque rêve, contenait, dans ses flots ténus, un démon armé d’une longue scie dont les dents acérées entamaient le corps d’un damné crispé par la souffrance.

Un nouveau grain, sommairement expliqué, montrait le Cirque romain encombré par une foule nombreuse qu’enflammait un combat de gladiateurs.

— « Napoléon en Espagne. »

Ces mots de Fuxier s’appliquaient à un quatrième grain, dans lequel l’empereur, vêtu de son habit vert, passait à cheval en vainqueur au milieu d’habitants qui semblaient le honnir par leur attitude sourdement menaçante.

— « Un Évangile de saint Luc, » poursuivit Fuxier en frôlant côte à côte, sous une seule tige mère triplement ramifiée, trois grains jumeaux dans lesquels les trois scènes suivantes se composaient des mêmes personnages.

En premier lieu on voyait Jésus étendant la