Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/340

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écrivit sans peine, en lettres ordinaires, la note indiquée par le rapide contact.

Descendant une marche en brouillant de nouveau l’épais bouquet, Hændel, par le même procédé d’attouchement purement fantaisiste, recueillit une seconde note, qu’il inscrivit un peu plus bas sur la rampe.

La descente continua ainsi, lente et régulière. À chaque marche, le maître, consciencieusement, remuait la gerbe en tous sens avant d’y chercher, du bout des doigts, la désignation de tel son inattendu aussitôt gravé en caractères suffisamment lisibles.

Les invités suivaient leur hôte pas à pas, vérifiant facilement la rectitude du travail par l’examen des faveurs diversement nuancées. Parfois, Corfield prenait la plume et la trempait dans l’encre avant de la rendre à l’aveugle.

Au bout de dix minutes, Hændel écrivit la vingt-troisième note et dévala sa dernière marche, qui le conduisit au niveau du rez-de-chaussée. Gagnant une banquette, il s’assit un moment et se reposa de son labeur en donnant à ses amis la raison déterminante qui l’avait amené à choisir un mode d’inscription aussi étrange.

Sentant sa fin prochaine, Hændel avait légué à la ville de Londres sa maison tout entière, destinée à être érigée en musée. Une grande quantité de manuscrits de curiosités et de souvenirs