Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/350

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


on trouva, pour parer le jongleur, une hure en carton de parfaite exécution ; cet ornement servait habituellement comme tête de cotillon au troisième acte de certaine opérette dont tous les personnages à la fois hantaient, à un moment donné, le bal masqué d’un richissime rastaquouère.

Pour le tableau d’Hændel écrivant, Chènevillot reçut des indications très précises de Soreau, qui avait vu de ses propres yeux, à Londres, la célèbre rampe, pieusement conservée au musée de South-Kensington.

L’apparition du czar Alexis était facile à régler, ainsi que celle de Canaris, qui ne devenait embarrassante que par l’adjonction forcée de parfums puissants et variés.

Ce dernier problème ne pouvait être résolu que par Darriand, qui, en poursuivant la découverte de ses plantes océaniennes, s’était livré à de multiples études sur toutes les senteurs végétales.

L’habile savant, projetant de nouveaux travaux pour occuper les loisirs de son voyage, s’était muni d’essences de toutes sortes, qui, mélangées avec art, pouvaient fournir les aromes les plus divers.

Caché dans la coulisse, Darriand répéterait lui-même, comme un écho, le nom des fleurs appelées, débouchant quelques secondes à l’avance