Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/422

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du sacre, déjà signalée par l’éclatante glorification de son père.

Quelques mots concernant les Montalescot terminèrent le mandat de Sirdah.

Aux yeux de l’empereur, Louise avait mérité le châtiment suprême par le seul fait de sa liaison amoureuse avec l’ennemi mortel dont tout souvenir devait disparaître. Talou allait même jusqu’à englober l’inoffensif Norbert dans la haine que lui inspirait tout ce qui, de près ou de loin, avait connu la faveur d’Yaour. Mais Sirdah, fort à propos, avait piqué la curiosité de son père par l’exposé de la grande découverte qui hantait la jeune femme ; désireux de voir fonctionner l’appareil projeté, Talou s’était promis de surseoir au jugement de l’étudiante, qui pouvait librement poursuivre son labeur.


Huit jours suffirent à Chènevillot pour exécuter ses nouveaux travaux.

Au nord de la place des Trophées s’élevait un petit autel précédé de plusieurs marches ; en face, sur le côté sud, s’étendait une prison destinée aux condamnés, et, non loin du théâtre des