Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/77

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violence contre l’invisible bouton d’argent parvenu dans l’échancrure.

Libéré à l’aide du procédé patient déjà employé, le crayon, pourvu d’un protège-mine, fut promptement mis à l’écart.

À son tour, le bouton de cuivre, deviné derrière le drap bleu, attira jusqu’à lui un troisième cylindre, qui, lestement coiffé d’étanchium, alla rejoindre le premier et le second.

Les deux étages supérieurs manquaient maintenant à la façade triangulaire primitivement formée par l’entassement des crayons.

Bex continua son invariable manœuvre. Un par un, les boutons, amenés dans l’échancrure, happaient les mines d’ambre en dépit de la distance, pour s’embusquer ensuite dans la portion supérieure de la rainure.

Leur rôle terminé, les crayons, garnis sans retard de capuchons métalliques, venaient successivement s’aligner sur le sol.

Les quatre derniers disques, somptueusement composés de pierres fines, correspondaient à la plus basse rangée de cylindres, qui seule subsistait encore devant le théâtre des Incomparables.

Leur puissance attractive ne le cédait en rien à celle des métaux, et le choc des dociles mines ambrées fut d’une prodigieuse violence.

L’expérience terminée, Bex, prenant de nouveau la parole, nous fit part des offres insensées