Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1782, tome 2.djvu/447

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gnons avant leur développement, & qui éclate ensuite pour laisser un libre passage au développement de la plante.


Bourse, médecine vétérinaire. Les deux sacs membraneux qui renferment les testicules dans les animaux, ont reçu le nom de bourses. Ces deux sacs sont formés par deux membranes, dont la plus externe est appelée scrotum, & la seconde, dartos.

Il est des cas où les parties sont enflées. Les bourses & le fourreau sont extrêmement dilatés ; il n’y a ni chaleur ni douleur, ils cèdent a l’impression du doigt, & gênent les fonctions des testicules, & de l’urètre. Nous avons vu un âne, dont l’enflure du prépuce étoit si considérable, que l’urine ne pouvoit s’échapper qu’avec beaucoup de difficulté, & qu’après de très-grands efforts de la part de cet animal.

L’enflure des bourses disparoît en les fomentant avec une décoction de rue, d’absinthe, ou d’autres plantes aromatiques dans le vin ; on y ajoute même, sur la fin, un peu d’eau-de-vie. Si quelques jours après ce traitement il n’y a aucun changement, il faut scarifier la peau assez profondément avec un bistouri, pour donner issue aux eaux contenues, ayant sur-tout le soin de fomenter les portions scarifiées, avec la même infusion ; le sel de nitre dans une décoction de pariétaire, & le foin abondant en plantes résolutives, doivent être donnés en plus ou moins grande quantité pour nourriture, durant le traitement de la maladie.

Il y a quelquefois un amas d’eau dans le scrotum. On le connoît, à la tension des tégumens, à l’impression du doigt qui reste plus ou moins, & à la fluctuation qui est sensible. Ce mal est ordinairement produit, dans les ânes & les chevaux, par l’enflure œdémateuse des jambes, & le plus souvent dans ces derniers, par un vice interne, tel que le farcin, la morve, &c. (Voyez ces mots) Lorsque la maladie est locale, c’est-à-dire, lorsqu’elle dépend seulement de la foiblesse des vaisseaux absorbans de la partie, ou de la mauvaise qualité du fluide propre aux bourses, les fomentations réitérées de feuilles de romarin, de sauge, de rue, bouillies dans le vinaigre, des breuvages d’eau de pariétaire & de sel de nitre, sont les médicamens capables d’accroître la force des vaisseaux absorbans. Si la maladie ne cède pas à tous ces remèdes, il faut évacuer promptement les eaux contenues, par le moyen d’un trocar.

Il se fait quelquefois par les bourses un écoulement d’humeur qui subsiste quand un âne ou un cheval ont été coupés. Cet accident vient de ce qu’on a laissé une partie des épididymes ; la plaie se cicatrise fort rarement, à moins qu’il ne fût possible de recouper les cordons, ce qui seroit très-difficile, vu qu’ils se retirent dans le bas-ventre. M. T.


Bourse à Pasteur, à Berger, ou Tabouret. (Voy. Pl. 15) M. Tournefort la place dans la seconde section de la cinquième classe qui renferme les herbes à fleur régulière, en croix & de plusieurs pièces, dont le pistil devient une petite silique, & il l’appelle bursa pastoris, major, folio