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interprétations

coup de pied à son échanson. Les formes finales de l’extrême grossièreté française étant dans les gestes féminins du cancan ; voyez les gravures favorites à la mode dans les boutiques de Paris.

4. A. L’Amour : l’amour divin, non l’amour humain : « Moi en eux et toi en moi. » Son écu supporte un arbre[1] avec un grand nombre de branches greffées dans son tronc abattu. « Dans ces jours le Messie sera abattu, mais non pour lui-même. »

4. B. La Discorde. — Un mari et une femme se querellant. Elle a laissé tomber sa quenouille (manufacture de laine d’Amiens, voyez plus loin — 9, A)[2].

5. A. L’Obéissance porte un écu avec un chameau. Actuellement la plus désobéissante de toutes les bêtes qui peuvent servir à l’homme, celle qui a le plus mauvais caractère, pourtant passant sa vie dans le service le plus pénible. Je ne sais pas jusqu’à quel point son caractère a été compris par le sculpteur du Nord ; mais je crois qu’il l’a pris comme un type de porteur de fardeau qui n’a ni joie ni sympathie, comme le cheval, ni pouvoir de témoigner sa colère comme le bœuf[3]. Sa morsure est assez mauvaise (voyez ce qu’en raconte M. Palgrave), mais probablement peu connue à Amiens,

  1. Le rameau d’olivier de la Concorde (Voir Male, p. 170). — (Note du Traducteur.)
  2. Voir la Discorde du Palais des Doges (troisième face du septième chapiteau) avec la citation de Spencer, Stones of Venice, I, v, lxx. — (Note du Traducteur.)
  3. Cf. Volney : « Enfin la nature l’a (le chameau) visiblement destiné à l’esclavage en lui refusant toutes défenses contre ses ennemis. Privé des cornes du taureau, du sabot du cheval, de la dent de l’éléphant et de la légèreté du cerf, que peut le chameau ? etc. » (Voyage en Égypte et en Syrie). — (Note du Traducteur.)