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la bible d’amiens.

plus chèrement des créatures meilleures que vous-même, si elles vous étaient révélées ; si, vous efforçant de tout votre pouvoir d’améliorer ce qui est mal, près de vous et autour de vous, vous aimiez à penser au jour où le Juge de toute la terre rendra tout juste[1] et où les petites collines se réjouiront de tous côtés[2] ; si, vous séparant des compagnons qui vous ont donné toute la meilleure joie que vous ayez eue sur terre, vous gardiez le désir de rencontrer de nouveau leurs regards et de presser leurs mains, là où les regards ne seront plus obscurcis, ni les mains défaillantes ; si, vous préparant vous-même à être couchés sous l’herbe dans le silence et la solitude sans plus voir la beauté, sans plus sentir la joie, vous vouliez vous soucier de la promesse qui vous a été faite d’un temps dans lequel vous verriez de nouveau la lumière de Dieu et connaîtriez les choses que vous aspirez à connaître, et marcheriez dans la paix de l’éternel Amour — alors l’Espoir de ces choses pour vous est la religion ; leur Substance dans votre vie est la Foi. Et dans leur vertu il nous est promis que les royaumes de ce monde deviendront un jour les royaumes de Notre Seigneur et de Son Christ[3].


FIN


  1. Genèse, xviii, 23. — (Note du Traducteur.)
  2. Psaume, lxv, 13. — (Note du Traducteur.)
  3. Saint Jean, Révélation, xi, 15. — (Note du traducteur.)